Têtes Galerie

Durant la biennale de la gravure de Liège, Les Drapiers invitent Nicolas Clément, Diane Lebel et Miel Silbernet dans l’expo Têtes Galerie.

Exposition du 16 mars au 27 avril
du mercredi au samedi de 14H à 18h
ou sur rendez-vous.

Denise Biernaux et Les Drapiers
vous invitent à l’inauguration de l’exposition

Têtes Galerie

Nicolas Clément, Diane Lebel et Miel Silbernet

le samedi 16 mars à 18h
68 rue Hors-Château, 4000 liège

Exposition du 16 mars au 27 avril
du mercredi au samedi de 14H à 18h
ou sur rendez-vous.

Nicolas Clément

Nicolas Clément propose un travail autour de l’image, du corps et de la technique du collage. Sa démarche consiste à découper au scalpel imaginaire des corps et des images. Les ouvrir et puis les remplir.
Une opération chirurgicale, plastique et troublante telle  « la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Les organes et les images, à l’endroit à l’envers, transformés et agencés à la sauce mémoire, saupoudrés de pulsions inconscientes et d’associations anachroniques tournées vers un futur incertain. Une danse des images telle que celle à laquelle appelait un vieux sage à faire danser l’anatomie humaine. Se libérer de la raison et se sentir traversé de multiples flux et sensations. Loin de toute rationalité, ou plutôt une autre, un appel au visuel, une invitation à se laisser guider par une sorte d’atlas aux chemins sinueux et rebondissants que sont ceux d’une pensée en images. Quelles sont les limites de notre enveloppe charnelle ?
Le monde qui nous entoure n’est-il jamais qu’une prolongation de notre propre corps, celui de l’expérience. Et si toutes les images étaient contenues en nous ?

Prises de vue photographique d’animaux empaillés, récolte d’archives de la Grande Guerre,
l’exploration de livres médicaux, de codex préhispaniques, etc. Constituer des paquets d’images et les rendre visible sur certains plans d’intelligibilité. Chimères, petits théâtres de guerres, cartes de tarots, gueules cassées, animaux en cage, herbier, images ouvertes et suturées, etc.

Nicolas CLÉMENT (1976), développe depuis 2000 un travail photographique qui explore les pratiques documentaires et interroge la perception. Ses images dépassent leur unique fonction descriptive : offertes à la réappropriation, elles tissent un lien entre son vécu et celui du spectateur. Il a été un des membres fondateurs du collectif de photographes BlowUp (2002-2009). Au croisement des disciplines, il travaille également la vidéo, le son et les arts-visuels.

Ses photographies ont notamment été montrées au Musée de la photographie de Charleroi (2000), à la Biennale des arts-visuels de Liège (2002-2010), aux Rip d’Arles (2003), au Museum du Botanique (2005), à la Galerie Neï Licht (2006-2009), au Casino du Luxembourg (2007), au Festival Foto España (2009) et au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris (2011), à la nofound Photofair Paris (2012). De novembre 2010 à novembre 2011, il a été boursier au Centre de recherches du TAMAT de Tournai où il a réalisé un travail de recherches autour de l’image, du corps et de la technique du collage. Ses derniers travaux photographiques sont consacrés à ses séjours au Mexique, pays qu’il affectionne particulièrement.

Il collabore avec différents collectifs comme les OST, Wilderness ou encore la Cie Achtli , au sein de laquelle il développe de nouvelles formes d’écriture mêlant performance, arts-visuels, installations et autres expériences créatives.

Nicolas Clément vit et travaille pour le moment à Bruxelles où il y enseigne la photographie.

Diane Lebel

Forte de mon expérience au sein du studio de création de la maison de mode Balenciaga à Paris, j’ai choisi de travailler la mise en abîme du motif imprimé.

J’aborde le thème de la mort et de sa métaphore à travers les oiseaux, animaux célestes qui ont une symbolique récurrente d’un lien entre deux mondes.

Ces souffles figés mettent en image des pulsions oscillantes que partage tant l’homme que la bête. (Eros & Thanatos)

De façon constante, mes imprimés se construisent en orchestrant les qualités intrinsèques de chaque dessin porteur d’histoires et de sensations, leurs supports, leurs techniques et de leur mise en place dans l’espace.

Miel Silbernet

N’aître
Le premier roman de Miel Silbernet s’intitulera N’aître.
Ou ne pas n’aître; il n’a pas encore été écrit.
Si le titre semble être une proposition négative, ce n’est qu’une apparence.
Miel Silbernet en est une autre.
« L’apparence est le papier glacé de toute surface, désimprimons, démaquillons ! dit-elle…. en posant à un rythme régulier des bandes de papier collant sur les pages de magazines de mode. (Les seuls qui fonctionnent avec cette technique, lui permettant d’enlever uniquement la couche supérieure d’encre en laissant intact le papier. – une question de qualité de papier ainsi que d’impression en héliogravure spécifique à la presse à grand tirage, me confie-t-elle en aparté).
Cette activité préalable revêt un caractère sauvage malgré que le geste d’épilation définitive soit parfaitement dompté. La symbolique est aussi forte : les visages se voient désintégrés, fragmentés. Les éléments séparés et répertoriés dans différents classeurs/registres; des «magasins de photos», en français dans le texte, bien qu’ils soient très old school.
Nez droits, bouches entrouvertes de désir, regards chargés de séduction…Dans ces magazines «à gratter», les visages y sont lisses, beaux, jeunes, exclusivement féminins et, parait-il, déjà retouchés…
«Allo, quoi ! J’ai envie de dire… ou pas»
Miel s’empare de cette inaccessible beauté, elle s’y engage depuis l’enfance.
L’art de la composition est lent.
Plus difficile qu’il n’y parait, de longues heures d’essayages dans une altérité solitaire pour que la chirurgie opère.
N’aître…
A quoi ça tient ?
Une rencontre, un heureux hasard, un léger décalage, une disproportion, un changement de ton ou d’échelle… et les traits lui deviennent soudain familiers, l’expression plus vivante, l’émotion à fleur de peau ou de seconde peau-papier collant, plus plastique encore ?
Miel Silbernet crée des madones, des ana-portraits transitoires au ciel du poste de police.
(B.M).

Miel Silbernet fait partie du groupe T.R.E.M.E.N.S composé de
Niels Bertleim
Liberté Milens
Miles Enri-Belt
Lisbet Mirlène
et Merline Sitbel
Elle en est le plus jeune membre et s’intéresse aux techniques graphiques artisanales.
Romantique et passionnée de pâtisserie, poésie et peinture elle aime aussi la tapisserie.
Sous un pseudonyme, Miel Silbernet a été professeur de stylisme et de graphisme à la Cambre de 2000 à 2010, à Saint-Luc Bruxelles et Saint-Luc Tournai de 2000 à 2004. Par hasard et par erreur, elle est diplômée de stylisme (la Cambre). Elle y a obtenu la plus grande distinction mais poursuit depuis un travail de plasticienne malgré quelques méfaits commis en début de carrière dans la mode et les bureaux de tendances à Paris et à Hong-Kong. Elle expose désormais au gré du vent, tantôt ici tantôt là. Elle est actuellement (et toujours sous un pseudonyme) chef de l’atelier tapisserie du centre de recherche du TAMAT à Tournai).